Ludmilla Moshek et le geste

Fidèle à la femme, le peintre travaille sur l'expressivité du mouvement. Habituée de la galerie Les Y eux noirs. Ludmilla Moshek y propose un travail très différent de ce qu'on avait vu il y a à peine un an. L'artiste ukrainienne, formée selon la grande tradition et rigueur académique de l'Est, évolue vite. Depuis longtemps, la femme la fascine. Elle reste fidèle à son modèle dans sa nouvelle exposition .
«J'aime la femme parce qu'elle est plus irrationnelle, plus explicite que l'homme. Quant au geste du corps, j'y vois plus d'authenticité que dans les mots. Le corps ne triche pas».
Travaillant sur une base d'acryl, Ludmilla Moshek capte la lumière, même lorsque ses oeuvres expriment la ·violence. «Ma peinture traduit une volonté de sortir de la contrainte de la routine. -Mes femmes se libèrent de chaînes symboliques. C'est une lutte qui en vaut la peine». L'artiste y a consacré une exposition à voir dès aujourd'hui à 17 h et jusqu'au 24 novembre 1996, à la galerie Les Yeux noirs, Grand-Rue 16 à Romont.
MDL